Les compléments alimentaires
Largement consommés outre-atlantique, les compléments alimentaires souffrent d'un manque d'informations claires et précises quant à leur contrôle, leur utilisation ou même leur contenu.
Près de la moitié des Français consomment occasionnellement de ces compléments alimentaires. Les laboratoires Oenobiol, Physcience, Pileje ou encore Solgar sont particulièrement concernés par le nouveau décret qui définit avec précision les demandes de composition et étiquetage de ces produits.
Les compléments alimentaires sont véritablement devenus incontournables en France ! une personne sur 2 en prend à l'occasion, et 1 sur 10 en consomme régulièrement. En tête des ventes, on trouve bien sûr les compléments minceurs, suivis par les multivitamines et les produits pour la femme (par exemple pour la ménopause), puis les solaires et les anti-stress. Si les Français font confiance aux compléments alimentaires, ils aimeraient aussi qu'on les rassure sur leur contenu. Plus de 60% des utilisateurs de ces compléments alimentaires souhaitent être mieux informés sur ce que cachent les gélules et autres pilules miracles.
Les vitamines et les plantes
La Commission européenne a donc édicté un certain nombre de règles encadrant les compléments alimentaires, qui viennent d'être transcrites en droit français et adoptées par decret. Le but de ce décret est de garantir la qualité des produits mais également de mieux informer les consommateurs sur la composition et les vertus de chaque formule. Tous les compléments à base de vitamine et minéraux sont concernés, mais aussi les spécialités à base de plantes. Car si les compléments à base de vitamine C, sélénium ou autres sont courants, il faut noter l'explosion de tous les produits à base de plantes, notamment dans le domaine des régimes ou du sommeil.
Les produits sur la page Nutri-cosmétique autorisés : pour l'instant, toutes les vitamines et tous les minéraux sont permis, sous réserve que les doses journalières ne dépassent pas les doses de référence, et en attendant un décret qui liste de manière plus précise les substances autorisées.
On attend donc avec une certaine impatience cette liste qui permettra de définir les substances à but nutritionnel ou physiologique qui sont également autorisées à la vente.
Problème d'étiquetage
En l'état actuel des choses, l'étiquetage des compléments alimentaires est un peu fait au bon vouloir de chaque laboratoire. Grâce à ce décret, les informations seront structurés dans l'intérêt des consommateurs.
Ainsi, il est interdit de prétendre prévenir, traiter ou guérir des maladies. Il s'agit là de lutter contre les laboratoires proposant des compléments pour les articulations mais pas pour l'arthrose. La liste des ingrédients doit comprendre tous les nutriments, avec la dose recommandée et la dose journalière à ne pas dépasser.
Il faut noter que des avertissements sont prévus pour que les consommateurs ne se sentent pas dispensés, grâce à la prise de ces produits, d'avoir une alimentation variée et équilibrée.
Pas question non plus de porter des affirmations sous-entendant que la prise de compléments alimentaires est indispensable aujourd'hui pour couvrir ses besoins. Il faut noter que certains fabricants de compléments alimentaires avaient déjà devancé ce décret (lire notre article Les compléments alimentaires sous surveillance) et modifié leur étiquetage. Le décret n° 2006-352 du 20 mars 2006 a été publié au JO (journal officiel) du 25 mars 2006. Pour plus d'informations Le Syndicat National des Fabricants de Produits Diététiques, Naturels et Compléments Alimentaires, permet de connaitre l'évolution des mentalités du consommateur qui va vers un réel souci d'entretenir un capital santé et de vieillir en pleine forme.
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